N° 894
22 avril 2008

Le Betteravier français : La CGB rassemble près de 90 % des betteraviers

L’événement

Congrès de la FNSEA : Renforcer les interprofessions et la gouvernance des coopératives

 

 Actualité

Restructuration sucre : L’UE en passe d’atteindre son objectif d’abandon de quota

Gaz à effet de serre : L’impact positif des biocarburants confirmé

Crises alimentaires : La France prépare une initiative européenne pour la sécurité alimentaire

 

   TourdePlaine

AgroSources 2008 : produire plus et mieux

Oléagineux : Les insectes qui menacent le colza

Céréales : Jouer la carte de la précocité avec le maïs grain

Petites annonces

 

 La Technique Betteravière

Maladie du feuillage : Mieux comprendre pour mieux gérer

 

   Technologies

Pôle de compétitivité Agro-Ressources : Visioplaine labellisé à travers le projet CATIA

Travail du sol : Plus de largeur pour les déchaumeurs

 

  ÉQUIPEMENTS PRO

 

 Revenus de l’exploitation

Recette betteravière : La réforme se fait sentir dans les comptes

 

   MARCHÉS

Sucre : L’impact de la flambée des autres commodités

18 - Céréales : Quel équilibre pour

la prochaine campagne ?

 

  AGENDA

Assemblées générales des syndicats betteraviers

 

 Flash industries

Nord Pas-de-Calais : La Coopérative Betteravière de Marconnelle est née

Ecologie industrielle : Dislaub régénère les solvants

 

  CHASSE

Histoires de caille

 
Recherche avancée

Betterave sucre L’accord interprofessionnel 2007 reconduit pour 2008-2009
Xavier Foucard, directeur du Betteravier français
Betteraves Les semis ont enfin démarré mi-avril
Recette betteravière La réforme se fait sentir dans les COMPTES
 Chasse Histoires de caille

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Le Betteravier français : La CGB rassemble près de 90 % des betteraviers

Les crises alimentaires dans une trentaine de pays mettent en lumière, s’il le fallait encore, le rôle stratégique de l’agriculture. Un rôle que redécouvrent la Banque mondiale et le FMI, après avoir fait beaucoup de dégâts en promouvant des politiques ultra-libérales qui ont ignoré le développement des agricultures vivrières locales pourtant nécessaires pour que ces pays atteignent l’autonomie alimentaire.

 

Les Européens seraient fort avisés de retenir que la sécurité alimentaire sera de plus en plus aléatoire partout, vu les évolutions démographiques. Et que l’équilibre alimentaire mondial impose à l’UE de produire plus et mieux plutôt que de continuer dans la voie de la lutte contre les excédents d’hier (page 6).

 

La Commission européenne devrait donc se demander s’il faut continuer à faire du découplage des aides et du démantèlement des derniers instruments de marché l’alpha et l’oméga de la PAC. Car cela ne va guère dans le sens de la sécurité d’ap­provisionnement des 450 millions d’Européens et de la planète.

 

La filière européenne betterave-sucre en sait quelque chose alors qu’elle achève sa restructuration conformément aux objectifs fixés par la réforme sucre (page 4), l’UE étant devenue l’un des plus gros importateurs du monde après avoir été leader mondial du sucre blanc ! Faudra-t-il attendre une décennie pour que la Commission fasse amende honorable comme la Banque mondiale pour cette orientation à contretemps ?

 

Quant à ceux qui rendent les biocarburants européens responsables des pénuries alimentaires dans les pays pauvres, ils frisent le ridicule. Car le modèle français et européen, calé sur des objectifs raisonnables et des critères de durabilité (page 5), n’a aucun impact sur la sécurité alimentaire et ne joue aucun rôle significatif dans le renchérissement des matières premières agricoles. Et plus largement, depuis quand les biocarburants produits en masse au Brésil à partir de la canne auraient-ils fait flamber les cours du sucre qui reste, au contraire, à l’écart de toute hausse de prix ?

 

Dans ce contexte hautement volatile et face au désengagement des pouvoirs publics de la gestion des marchés, les débats du congrès de la FNSEA ne pouvaient que porter sur le nécessaire renforcement des interprofessions et l’amélioration de la gouvernance des coopératives (page 2). Car tout se tient : c’est en effet grâce à des filières bien calées sur des interprofessions fortes que l’agriculture française pourra produire à hauteur des besoins alimentaires de l’Europe et de la planète. Sauf à devoir faire plus tard amende honorable après en avoir payé les pots cassés…

 

Notre secteur a fait le choix pour la prochaine récolte 2008 de rester dans un cadre très organisé en renouvelant l’accord interprofessionnel (page 5). Cette décision est sage et d’autant plus justifiée que notre filière traverse une période d’intense restructuration.

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