N° 897
11 juillet 2008

Le Betteravier français : La CGB rassemble près de 90 % des betteraviers

L’Evénement

  Revenu betteravier : Supprimer la taxe

sur la production de sucre

Pas de betteraves hors quota à moins de 23 € pour les semis 2009

 

 Actualité

USICA : Bons résultats des SICA Pulpe

Piège pour la PAC à l’OMC

Politique régionale : La Picardie veut préserver son élevage

Turquie : Le secteur sucre sur la voie de la réforme

 

   TOURDEPLAINE

Prévision : Vers un bon rendement pour la betterave

Plante fourragère : La luzerne, écologique mais menacée

 Blé tendre : Les nouvelles variétés

Traitements de semences céréales :

Garder les ravageurs bien à l’œil

 

La Technique Betteravière

   I - Corriger l’acidification des sols

  II - Couverts végétaux – Evaluation variétale

 IV - Bien gérer l’irrigation des betteraves

 

   TECHNOLOGIES

Loiret : La FDSEA va distribuer Visioplaine

Travail du sol : Le labour pas si enterré …

Arrachage betteravier : Les matériels disponibles des planteurs d’Aiserey

 

  ÉQUIPEMENTS PRO

Petites annonces

 

 Revenus de l’exploitation

Réduction des intrants : Une betteravière mise sur le binage

 

   MARCHÉS

Céréales : Marché instable et attentiste

Oléagineux et protéagineux : Des hauts et des bas pour le colza, fermeté pour le pois

Sucre : La hausse des cours continue

Pomme de terre : Un bilan de campagne satisfaisant

 

 Flash industries

Levure : Lesaffre manque de mélasse

 Amidon : Roquette choisit le pois pour la santé

 

  CHASSE

Comme une tornade blanche

 
Recherche avancée

 
Informations légales

Le Betteravier français : La CGB rassemble près de 90 % des betteraviers

Entre la réforme sucre de 2006 et la prochaine campagne 2009, les planteurs devront débourser 3 € de plus pour produire 1 tonne de betteraves ! La hausse du prix du pétrole qui change la donne pour les charges (engrais, fuel), mais aussi le prix élevé des cultures alternatives obligent les planteurs à réfléchir plutôt deux fois qu’une lors du choix de leurs assolements.

 

Et pour sécuriser l’approvisionnement des usines en betteraves hors quota, il est donc impératif de donner un coup de pouce à la recette des planteurs. Deux mesures s’imposent : Bruxelles doit supprimer la taxe à la production sur le sucre et sur la betterave hors quota, devenue obsolète (p. 2), et les fabricants doivent pouvoir rémunérer à 23 €/t minimum les betteraves hors quota de la campagne 2009-2010, hors recette pulpes (p. 3).

 

Les fabricants doivent en effet comprendre que les planteurs ont plus que jamais besoin de lisibilité pour décider dès cet été leurs assolements 2009. Il est donc inconcevable que soient proposés des contrats sans prix pour les betteraves hors quota dans un contexte qui requiert une forte mobilisation. Pourquoi prendre un tel risque ?

 

Les biocarburants offrent un exemple de plus d’un manque de lisibilité. Pourquoi le gouvernement n’est-il pas plus présent pour les défendre alors qu’en matière de carburants liquides ils sont la seule solution à court terme pour une moindre dépendance du pétrole et une moindre pollution dans nos villes ? Et pourquoi Jean-Louis Borloo ne dit-il pas clairement que le respect de l’objectif européen de 10 % d’énergie renouvelable dans les transports à horizon 2020 ne peut que passer par un recours massif aux biocarburants ?

 

Enfin, le rendez-vous OMC du 21 juillet laisse planer la très grave menace d’un mauvais accord, dommageable pour l’agriculture européenne, alors que les économistes s’accordent à dire qu’il faudra produire plus pour nourrir la planète dans les prochaines décennies (p.5). Les agriculteurs ont bien retenu les engagements du président Sarkozy. C’est dans l’adversité qu’ils sauront en mesurer la juste valeur. Là encore, nous avons besoin de lisibilité.

  Haut de page