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  • Bonnes nouvelles

    Avec son feu vert aux exportations de sucre au-delà du plafond autorisé par l’OMC (p. 5), la Commission a fait preuve d’un pragmatisme et d’une réactivité de bon aloi face à la nouvelle donne de marché. L’Europe va ainsi pouvoir utiliser tout son potentiel sucrier pour fournir un marché mondial déficitaire. Tout en échappant par ailleurs à une baisse supplémentaire des quotas de production, la Commission considérant l’objectif de la réforme rempli.


    Vigoureusement demandée par la CGB ces dernières semaines, parfois sous le regard sceptique de certains fabricants, cette décision de Bruxelles sur l’exportation a un double avantage. Elle permet d’abord d’officialiser pour l’avenir la possibilité pour l’UE d’exporter du sucre au gré des besoins du marché mondial, quand les prix mondiaux atteignent un certain niveau, sans encourir les foudres de l’OMC.
    Elle permet aussi d’écouler l’abondante récolte 2009-2010. Les comptes d’exploitation des planteurs s’en trouveront donc améliorés car, en bonne
    logique, les betteraves excédentaires qui serviront à alimenter le marché mondial en sucre devront être payées aux planteurs en rapport avec le niveau des prix mondiaux. La CGB sera très vigilante sur ce point.
    C’est d’ailleurs l’esprit et la lettre du projet de LMA et les vertus du système interprofessionnel pour un bon partage de la valeur ajoutée. Ces bonnes nouvelles de Bruxelles pour la filière betterave-sucre ne doivent pas faire oublier la situation difficile de la pulpe (p. 4).
    Les SICA de déshydratation doivent fournir dès maintenant et sans relâche les efforts pour s’adapter à la nouvelle donne réglementaire qui s’annonce avec la taxe carbone et les quotas CO2. Car les SICA qui ne procéderont pas à la diversification de leur énergie, de leur activité, voire de leurs débouchés, ne pourront pas faire face à la hausse des coûts de production qui se profile (p. 5).
    Là aussi, les fabricants doivent apporter leur tribut à ces nécessaires évolutions en reconsidérant le coût du pressage des pulpes dont la base d’évaluation repose sur des références historiques totalement dépassées.
    Alors, après la réforme et après une bonne gestion de la campagne 2009-2010, j’attends des fabricants de sucre une attitude interprofessionnelle constructive pour se préparer dès à présent à l’après-2014.