La betterave n’a pas à rougir des efforts réalisés depuis longtemps pour diminuer son empreinte environnementale. Mais il ne faut pas se tromper : tant l’effet Grenelle que la future PAC post-2013 doivent nous inciter à poursuivre sur cette voie, quelles que soient nos réticences face aux excès d’une certaine écologie.
Le seul plan EcoPhyto 2018 suffirait d’ailleurs à rendre le changement nécessaire. Toute politique de l’autruche se révélerait rapidement dangereuse. Et ce d’autant plus que des solutions techniques existent (p. 12 et pages centrales). Toutefois, il ne faut pas oublier qu’elles requièrent des itinéraires culturaux plus complexes à gérer.
S’il y a un virage à prendre sur l’environnement, il en est de même pour la contractualisation. Certes, elle ne remplacera pas la régulation des marchés (p. 5) pour laquelle l’UE doit inventer de nouveaux mécanismes plus réactifs et plus souples.
Que les politiques innovent donc aussi en inventant de nouveaux instruments de régulation. Sans oublier d’adapter le droit européen de la concurrence pour renforcer le rôle des interprofessions dans la contractualisation. Pour le reste, les agriculteurs sauront faire.
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