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  • La betterave fourragère s’attaque à la rhizomanie

    L’Association pour le développement de la betterave fourragère monogerme (ADBFM) a réalisé, comme chaque année, plusieurs essais comparatifs des variétés commercialisées.


    Malgré une faible surface d’environ 15 000 ha, « l’amélioration génétique reste active et des variétés résistantes à la rhizomanie et au rhizoctone brun arrivent sur le marché », explique Gérard Deroulers, président de l’ADBFM. Le marché de la betterave fourragère suit celui de la betterave sucrière avec un décalage de quelques années.
    On s’oriente aussi vers des variétés plus riches en matières sèches.
    L’année 2011 montre que les betteraves fourragères assurent la sécurité en année atypique. Avec le printemps précoce et sec, cette plante a montré ses capacités à supporter les accidents climatiques. En effet, la moyenne de rendement des trois essais ADBFM en zone saine est très proche de 20 t/ha de matière sèche (pour un taux de MS de 15,73 %), soit près de 22 750 UF à l’hectare.
    En 2011, les essais ont été réalisés dans le Calvados, l'Ille-et-Vilaine, le Nord et dans le Loiret en zone infestée par la rhizomanie. Dans ce département, les variétés non tolérantes perdent plus de 20 % de rendement par rapport aux autres variétés tolérantes à la rhizomanie. Les variétés tolérantes affichent un rendement moyen de 15,46 t/ha de matière sèche, contre 12,8 t/ha pour les variétés non tolérantes.

    Note : On peut retrouver toutes les informations nécessaires à la culture et à l’utilisation de la betterave fourragère sur une brochure technique de 24 pages : La Betterave Fourragère de A à Z. Cette brochure peut être téléchargée sur le site : www.betterave-fourragere.org.