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  • Courage

    Avec un rendement moyen de 97 tonnes de betteraves par hectare pour la campagne 2011-2012 (p. 8), une tare terre de seulement 8,5 % et une durée de campagne de fabrication de 110 jours, l’ensemble de la filière a fait du bon boulot ! Des chiffres dont nous pouvons être fiers et qui concourent à la performance globale de notre filière, qui ne coûte rien au budget de l’UE. On est donc en droit d’attendre la même efficacité des autorités communautaires et françaises en matière d’écoulement de cette récolte pour éviter tout report.


    Pourquoi donc la Commission entraverait-elle cette marche du sucre de betterave français et européen vers la même compétitivité que les grands pays producteurs de sucre de canne ? L’Europe doit savoir soutenir les filières qui marchent, pour le plus grand bien d’une économie menacée par la stagnation, voire la récession.

    C’est aussi pour cela que les responsables politiques, qu’ils soient de droite ou de gauche, doivent faire preuve de courage et défendre, à rebours de l’idéologie dérégulatrice qui a fait tant de mal à l’Europe, le maintien jusqu’en 2020 du système régulateur des quotas sucre et du prix minimum de la betterave. Il s’agit là d’un investissement à moyen terme sans frais pour l’Europe !

    L’action volontariste de la France a déjà permis de constituer une quasi-majorité au Conseil agricole contre le démantèlement du système sucre dès 2015. Il faut faire encore mieux. Les réunions d’hiver organisées par la CGB (p. 5) ont montré la préoccupation et la mobilisation des planteurs pour sauver le Règlement sucre. Rien ne justifie sa destruction pure et simple, tel que proposé par la Commission de Bruxelles.

    Je souhaite pour 2012 un rebond politique de l’Europe sans lequel l’avenir de la PAC (p. 3), et donc l’approvisionnement alimentaire des 500 millions d’Européens, ne sera plus assuré. Je souhaite que la Commission corrige son projet de PAC 2014-2020 afin que le “produire plus” fixé comme orientation par le G 20 puisse être traduit dans les faits, aussi dans l’UE qui ne doit pas se dérober à sa responsabilité pour l’approvisionnement alimentaire de la planète.

    Et surtout, je souhaite une bonne année 2012 à tous les planteurs ainsi qu’à leurs proches, tout en les assurant que la CGB poursuivra avec détermination et force la défense des intérêts betteraviers dans une année aussi cruciale pour notre avenir.